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La phobie scolaire
est un trouble de comportement de l'enfance et de l'adolescence.
Les caractéristiques principales sont l'évitement
scolaire et la peur irrationnelle liés à un
stimulus scolaire ou la peur d'être séparé
des parents. Mais nous questionner sur les limites et l'utilité
d'un tel diagnostic. Selon les DSM-III et IV, le refus de
fréquentation scolaire peut être diagnostiqué,
soit comme un trouble d'angoisse de séparation ou
soit comme une phobie simple spécifique. Le terme
"phobie scolaire" est requestionné, puisque
selon la définition du terme "phobie",
la peur doit être liée à un objet spécifique.
Or, l'école est un ensemble de stimuli. Savoir qu'un
enfant a une phobie scolaire donne peu d'informations sur
l'objet de sa peur. Dans les cas où le refus scolaire
est la difficulté première, il s'agit de discriminer
ceux qui évitent un stimulus provoquant en eux un
état émotif négatif de ceux qui désirent
éviter une situation sociale.
- Pour les enfants qui cherchent à éviter
un stimulus provoquant en eux un état émotif,
les auteurs suggèrent une thérapie basée
sur la désensibilisation systématique et immédiate
(dans les cas aigus) ou une exposition graduelle à
la situation scolaire. Pour plusieurs de ces enfants, le
sentiment d'inconfort n'est pas relié à un
stimulus particulier. Des techniques de relaxation peuvent
être enseignées et, dans les cas extrêmes,
une médication anxiolytique ou antidépressive
peut être prescrite.
Dans les cas d'aversion sociale, des jeux de rôles
sont proposés pour développer les habiletés
sociales et une thérapie cognitive pour travailler
les distorsions de la pensée (ex. : peur d'être
ridicule, d'être rejeté, de décevoir
parents et enseignants).
Pour les enfants dont le refus scolaire est un moyen d'obtenir
de l'attention, l'intervention est faite auprès des
parents, sous forme d'entraînement à certaines
habiletés, renforcement des comportements scolaires
appropriés, mise en place de règles claires,
retrait de l'attention pour les comportements inacceptables.
Dans les cas d'enfants qui refusent d'aller à l'école
parce qu'ils obtiennent des renforcements positifs tangibles,
une thérapie familiale et la mise en place de contrats.
L'intervention doit viser à réduire le conflit
familial, à augmenter les incitations à la
fréquentation scolaire et à diminuer les renforcements
positifs du refus scolaire.
Il est possible de rencontrer des cas mixtes, il faut alors
en tenir compte dans le plan de traitement proposé.
Phobie scolaire et échec scolaire.
Pas envie d’aller à l’école,
cela peut être inquiétant, si cela se prolonge.
L'enfant, l'adolescent souffrant de phobie scolaire est
extrêmement timide( Timidité excessive, peur
maladive d’affronter la foule, impossibilité
de parler en public…. Il évite toute les situations
dans lesquelles il doit affronter les autres, cette peur
risque de lui faire rater ses études. Il est plus
sujet au risque de se trouver en échec scolaire.
Ceux qui souffrent de cette phobie redoublent plus souvent
que les autres une classe ou arrêté leurs études
plus tôt. Cela s’explique notamment par la peur
de prendre la parole devant un groupe. Cette phobie devient
ainsi très handicapante, limitant la participation
de l’élève. Dans les cas extrême,
le simple fait d’être dans une salle de classe,
entouré de personnes, peut entraîner une anxiété
qui interfère avec l’écoute et l’apprentissage.
Il est normal d’avoir le trac avant de prendre la
parole ou d’être intimidé face à
des inconnus. Cela se transforme en véritable problème
lorsque cette peur devient chronique, lorsqu’elle
reste insurmontable. Il ne faut pas hésiter à
consulter en cas trac ou de timidité réellement
excessive.
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