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Actualité ~ 21 février 2006

Agoraphobie et phobie sociale pour une approche plurielle de l'Agoraphobie et phobie sociale Association NALPA Lyon

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Santé. Jean Cottraux, psychiatre, justifie la violence du «Livre noir» auquel il a collaboré:

«La psychanalyse n'est en rien démontrée»

par Eric FAVEREAU
QUOTIDIEN : samedi 17 septembre 2005

Jean Cottraux, psychiatre des hôpitaux, chargé de cours à l'université Lyon I, est un des plus ardents défenseurs des thérapies comportementales et cognitives (TCC) et un des auteurs du rapport de l'Inserm, «Trois thérapies évaluées» (2004).

Pourquoi avez-vous participé au Livre noir de la psychanalyse ?

Catherine Meyer m'a demandé de rédiger quatre chapitres, de trouver d'autres auteurs et de relire des textes. Je l'ai fait car le projet me paraissait intéressant. Il s'agissait de réaliser un ouvrage extrêmement documenté et, dans mon esprit, de lancer un débat sur la validité de la psychanalyse, qui est une des plus grandes idéologies du XXe siècle.

Mais le meilleur moyen de lancer un débat était-il de traiter Freud de tous les noms?

On a forcé un peu la note et un débat a besoin d'être polémique. Il est vrai qu'il y a eu des discussions sur le titre, mais aujourd'hui parler de «livre noir» ne veut pas dire extermination de masse. Il n'empêche, nous voulions sortir de l'hypocrisie et interroger la validité des théories psychanalytiques et leur efficacité thérapeutique. Car le point de départ est bien réel : la psychanalyse n'est en rien démontrée. Freud puis ses successeurs se glorifient pour bâtir leur théorie d'histoires de cas, dont les historiens ont montré qu'elles se sont terminées en fiasco. Bref, on a présenté de façon péremptoire le freudisme comme un horizon indépassable. Il n'était pas inutile de faire une somme de 830 pages pour en sortir.

Pour vous, la psychanalyse ne sert à rien ?

Ce qui pose problème, c'est l'ambiguïté de la situation. Si, comme le disent certains, la psychanalyse n'est pas là pour guérir, alors c'est une philosophie ou une religion. Pourquoi pas ? Mais en même temps, ceux-là, ou d'autres, tiennent un double discours, et disent qu'elle guérit. C'est une position perverse. Il faut choisir. Quand vous reprenez Analyse terminée et analyse interminable de Sigmund Freud, il dit que le premier critère du succès d'une cure, c'est la disparition des symptômes. Alors qui croire ? Qu'on en finisse avec ce double jeu. Quand on voit certains psychanalystes nous donner des leçons, se targuer d'être les meilleurs, quand on en voit d'autres faire pression sur le ministère de la Santé pour censurer un rapport scientifique de l'Inserm qui leur est défavorable, il y a bien problème de société. Et cette violence intellectuelle est insupportable. Il y a eu trois années difficiles depuis le dépôt de l'amendement Accoyer. Des psychanalystes omniprésents et arrogants ont infiltré le pouvoir politique pour imposer leurs vues partisanes à la santé publique. On peut juger du dépérissement de l'Etat que cela révèle.

Mais pourquoi aller jusqu'aux injures ?

Freud n'est pas qu'un scientifique, c'est aussi un leader politique. Sans insultes ni diffamation, nous avons exploré le côté obscur de ce leader politique. Un exercice démocratique : le public a le droit de savoir.

Tout est à jeter ?

Non. Ce que je garde, c'est l'impulsion qu'il a donnée à tout un domaine. Même si le concept d'inconscient, ce n'est pas Freud qui l'a découvert, il reste un concept important. De même, le fait que la thérapie soit liée à une relation et qu'il faille travailler sur la parole. Enfin, dans le rapport de l'Inserm, il est dit que pour certains troubles de la personnalité, la thérapie psychanalytique brève a des résultats positifs (et les TCC aussi). Rappelons que 30 % des patients vus en psychiatrie présentent des troubles de la personnalité.

Comment vont les TCC ?

Elles vont bien. Contrairement à ce qu'affirme Elisabeth Roudinesco, il y a un bon millier de praticiens (1 349 exactement au 16 septembre) en France, les diplômes sont pleins, je refuse du monde. Les patients viennent nous voir. Et nous, nous n'avons pas peur de l'évaluation scientifique de nos pratiques.

L'anti livre noir de la psychanalyse

En réponse au livre noir de la psychanalyse, Jacques-Alain Miller aurait peut-être eu mieux à faire que de donner une réplique.Surtout sous la forme de quarante textes brefs de psychanalystes lacaniens découvrant avec effarement les sottises, souvent dangereuses, des TCC (thérapies cognitivo-comportementales).

En voulant montrer au lecteurs en quoi les TCC sont accordées à la montée en puissance des pratiques de contrôle social et de dressage humain au début du XXIe siècle, je pense qu'il y avait certainement mieux à faire que de rentrer dans un combat stérile. On peut être amener à se poser la question : ces thérapeutes cognito-comportementalistes ou psychanalystes ont-ils encore le temps de s'occuper de leur patients ?

Dossier antidépresseurs et suicide :

Juste une étude de plus

Après les révélations parues en 2004 sur les dangers des antidépresseurs, une chape de plomb s’est abattue sur l’information médicale en psychiatrie. Resserrant les rangs, l’université, les laboratoires et l’administration ont fait le gros dos, avant de repartir en campagne… marketing. A la rentrée 2005, l’Assurance maladie en Ile-de-France a lancé une campagne d’information grand public pour promouvoir la chimiothérapie antidépressive de la maladie dépressive. C’est le généraliste en première ligne qui se voit décerner, par l’Université et l’administration, le rôle du psychiatre prescripteur. Pourtant, une étude parue sur Bio Med Central confirme les risques suicidogènes de la Paroxétine et conseille la prudence, y-compris chez l’adulte

La Direction Générale de la Santé (DGS) a réuni, mardi 10 janvier, une vingtaine d'associations pour leur soumettre son projet de décrets d'application de l'article 52 réglementant l'usage du titre de psychothérapeute.

Article 52 réglementant l'usage du titre de psychothérapeute
Communiqué de la SARP - 8 février 2005

La Direction Générale de la Santé (DGS) a réuni, mardi 10 janvier, une vingtaine d'associations pour leur soumettre son projet de décrets d'application de l'article 52 réglementant l'usage du titre de psychothérapeute.

La SARP remarque tout d'abord l'absence d'invitation, à cette réunion, d'une des principales associations de psychiatres (l'AFPEP) qui réunit pourtant plus de mille psychiatres d'exercice privé, dont un grand nombre pratique la psychothérapie. La SARP considère cet « oubli » comme symptomatique du projet poursuivi par la DGS. Quoiqu'il en soit, pour la SARP, composante « psychiatres » du forum des psys, il ne saurait y avoir de concertation possible, tant que persiste la menace, imminente, de suppression de l'accès direct spécifique au psychiatre libéral. Cette disposition à venir nie en effet la compétence des psychiatres et table sur des référentiels de la HAS qui l'anticipent. (Voir par exemple le référentiel « prise en charge de l'état dépressif par le médecin généraliste », qui ne fait aucune place à l'adresse au spécialiste et délègue, de fait, l'ensemble de sa compétence à l'omnipraticien.)

La SARP remarque tout d'abord l'absence d'invitation, à cette réunion, d'une des principales associations de psychiatres (l'AFPEP) qui réunit pourtant plus de mille psychiatres d'exercice privé, dont un grand nombre pratique la psychothérapie. La SARP considère cet « oubli » comme symptomatique du projet poursuivi par la DGS. Quoiqu'il en soit, pour la SARP, composante « psychiatres » du forum des psys, il ne saurait y avoir de concertation possible, tant que persiste la menace, imminente, de suppression de l'accès direct spécifique au psychiatre libéral. Cette disposition à venir nie en effet la compétence des psychiatres et table sur des référentiels de la HAS qui l'anticipent. (Voir par exemple le référentiel « prise en charge de l'état dépressif par le médecin généraliste », qui ne fait aucune place à l'adresse au spécialiste et délègue, de fait, l'ensemble de sa compétence à l'omnipraticien.)

SEMINAIRE DE LA FEDERATION FRANCAISE DE PSYCHIATRIE

L'EVALUATION DES PRATIQUES PROFESSIONNELLES EN PSYCHIATRIE

PROGRAMME DE LA JOURNEE DU 3 MARS 2006

Tous au Séminaire de la FFP où se débat prochainement l’avenir des pratiques évaluatives en psychiatrie !.

La liste des intervenants témoigne de l’importance du rendez-vous :

Amphithéâtre Pierre Deniker. Hôpital Sainte-Anne – 1 rue Cabanis 75014 PARIS

Inscriptions FFP: 01 48 04 73 41 – fax : 01 48 04 73 15 – e-mail : ffpsychiatrie@wanadoo.fr

10 h Ouverture

Jean-Charles PASCAL

Président de la Fédération Française de Psychiatrie

10h15 L’Evaluation des Pratiques Professionnelles

Alain COULOMB, Directeur de la Haute Autorité de Santé

10h45 Discussion avec la salle

11h15 L’A,B,C de l’EPP

Hélène BRUN-ROUSSEAU, Psychiatre DIM, Cadillac

11h45 Expérience d’EPP en médecine libérale

Olivier LEHEMBRE, Vice-Président de la Fédération Française de Psychiatrie

12h15 Discussion avec la salle

13h Déjeuner libre

14h30 Quels référentiels pour une EPP adaptée à la Psychiatrie ?

Marie-Christine HARDY-BAYLE, Professeur de Psychiatrie, Versailles

15h EPP et psychothérapie

Jean-Michel THURIN, FFP

15h30 Discussion avec la salle

16h Quelles évaluations applicables à la psychiatrie et aux psychiatres ?

Propositions aux associations membres de la FFP

Nicole GARRET-GLOANEC (FFP) ; Jean-Jacques LABOUTIERE (FFP) ;

Olivier LEHEMBRE (FFP)

17h Discussion avec la salle

17h30 Conclusion

Jean-Charles PASCAL

17h45 Fin du séminaire

ATTENTION : inscriptions limitées. Les inscriptions sont à faire parvenir par courrier à :

FEDERATION FRANCAISE DE PSYCHIATRIE

Hôpital Sainte-Anne – Bâtiment B, 1 rue Cabanis 75014 PARIS ou par e-mail : ffpsychiatrie@wanadoo.fr

Article 52 : « Une nouvelle profession existera »

Par Jean-François Cottes
Dans le débat confus autour de l'article 52 et du projet de décret d'application se pose une question. S'agit-il ou pas de la création d'une nouvelle profession ? Tentons d'éclairer notre lanterne sur ce point.
Si l'on en croit le Verbatim établi par Philippe Grauer et Geneviève Mattei http://www.oedipe.org/fr/actualites/bassetgrauer de la réunion du 10 janvier organisée par la DGS, M. Basset avance que « Ce texte ne concerne que l'usage du titre de psychothérapeute. Mais pour autant il ne crée pas une profession nouvelle qui se substituerait à celle de psychologue ».
Et pourtant, si l'on va sur le site du Ministère de la Santé on trouve dans les pages de la DGS http://www.sante.gouv.fr/cdrom_lpsp/rub06_04.htm présentant la loi de santé publique du 9 août 2004, un texte qui définit les professions de santé. On peut y lire : Lire la suite...

Titre de psychothérapeute : Non à l'article 52

Par le CEPC - L'Ah Non ! - PsyK

Associations et collectifs étudiants en psychologie clinique de Nantes, Rennes et Toulouse

Nous, étudiants de psychologie :

- Refusons la création de cette nouvelle profession consacrant la paramédicalisation des professionnels psy et la disparition annoncée de la psychologie clinique

- Demandons donc l’abrogation de l’article 52

Lire la suite et signer la pétition : http://www.lahnon.org

Rappel : La règle du jeu n°30

PSYCHANALYSE : CONTRE-ATTAQUE !

À l'invitation de Bernard-Henri Lévy et de Jacques-Alain Miller,

87 intellectuels, artistes, psychanalysants, psychanalystes disent, un par un, comment chacun a rencontré la discipline freudienne, ce qu'il lui doit, et en quoi elle lui importe.

Ont participé à cet ouvrage, par ordre alphabétique :

Isabelle Adjani, Laure Adler, Agnès Aflalo, Fernando Arrabal, Jacques Aubert, François-Marie Banier, Miquel Bassols, Frédéric Beigbeder, Marlène Belilos, Tahar Ben Jelloun, Tom Bishop, Guy Briole, Marie-Hélène Brousse, Hervé Castanet, Roland Castro, Madeleine Chapsal, Catherine Clément, Serge Cottet, Catherine David, Josée Dayan, Jean-Pierre Deffieux, Philippe De Georges, Yves Depelsenaire, Dominique Desanti, Michèle Desbordes, Caroel Dewambrechies-La Sagna, Antonio Di Ciaccia, Renaud Dutreil, Claude Ferré, Viviane Forrestier, Jean-louis Gault,, Nathalie Georges, Pierre-Gilles Gueguen, Roland Jaccard, Benoît Jacquot, Laurent Joffrin, Philippe Julien, Jean-Pierre Klotz, Louise L. Lambrichs, Marc Lambron, Pierre Lartigue, Philippe La Sagna, Éric Laurent, Catherine Lazarus-Matet, Guy Le Gauffey, François Leguil, Jacques Le Rider, Lilia Mahjoub, Jean-Claude Maleval, Michèle Manceaux, Sophie Marret-Maleval, Jean-Daniel Matet, Pierre Martens, Dominique Miller, Gérard Miller, Judith Miller, Jean-Claude Milner, Alain Minc, Jean-Luc Nancy, Laure Naveau, Pierre naveau, Michel Neyraut, Christine Orban, Erik Orsenna, Marie-France Pisier, Bertrand Poirot-Delpech, Pauline Prost, François Regnault, Bettine Rheims, Guy De Rothschild, Élizabeth Roudinesco, Anicette Sangnier, Jean-Jacques Schuhl, Maren Sell, Pierre Sidon, Anne Sinclair, Esthela Solano-Suarez, Jean-Pierre Sueur, Maurice Szafran, Virginie Thévenet, Jean-Didier Vincent, Rose-Paule Vinciguerra, Herbert Wachsberger, François Wahl, Gérard Wajcman, Roger Wartel, Alfredo Zenoni.

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